Ursula von der Leyen a prononcé mercredi matin son discours annuel sur l’état de l’UE devant le Parlement de Strasbourg. La présidente de la Commission européenne a balayé pendant une heure une multitude de sujets, dont les menaces sécuritaires qui pèsent sur l'Europe, le réchauffement climatique, l'IA ou encore les dangers des réseaux sociaux pour les mineurs.
 

C’était le rendez-vous politique de la rentrée au niveau européen. La présidente de la Commission européenneUrsula von der Leyen, a prononcé, mercredi 16 septembre, son discours annuel sur l’état de l’Union devant le Parlement de Strasbourg. Pendant environ une heure, elle a détaillé le bilan de l'année passée, puis a égrainé les priorités pour celles à venir.

Pour le deuxième discours de son second mandat, Ursula von der Leyen a balayé une multitude de sujets, dont plusieurs chantiers européens : la question des migrations, la défense commune avec la proposition de créer un "Conseil européen de sécurité", la guerre en Ukraine, la situation au Moyen-Orient, un statut particulier pour le Canada, la crise climatique, la régulation de l'IA ainsi que des réseaux sociaux…

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Voici ce qu'il faut retenir des principales déclarations de la présidente de la Commission européenne : 

• "Notre Union n'a jamais été aussi forte, mais simultanément notre Union peut sembler plus précaire que jamais."

• "Nous sommes confrontés à un monde ouvertement hostile."

• Appel à "lutter" contre les "ultranationalistes" et les anti-européens.

• "Faisons de l'électrique l'avenir de l'Europe."

• L'UE utilisera "tous les outils" pour "rééquilibrer" la relation avec la Chine.

• Le changement climatique et l'IA sont "les points de bascule de notre époque".

• Promesse d'un "plan européen de lutte contre les vagues de chaleur".

• "Je suis optimiste quant au potentiel de l'intelligence artificielle, (...) à condition que nous fassions les bons choix."

• L'UE réunira des grands acteurs pour aider le secteur à "ralentir la course" à l'IA.

• Proposition que le Canada devienne le "premier membre associé" de l'UE.

• Appel à la création d'un "Conseil européen de sécurité" face aux menaces sécuritaires.

• "Nous voulons développer avec l'Ukraine un système de défense antimissiles modulaire et d'un coût abordable."

• "Nous allons durcir nos sanctions à l'encontre de la Russie."

• "La décision du gouvernement israélien de poursuivre le projet illégal de colonisation E1 est inacceptable."

• Israël-Palestine : "Il incombe à l'Europe de garder l'espoir d'une solution à deux États."

• Volonté de créer un nouveau mécanisme "d'urgence" après la crise migratoire de Ceuta.

• "Kids Act" européen : "Pas de réseaux sociaux avant l'âge de 13 ans, pas de compte personnel avant l'âge de 15 ans."