L'Espagne a remporté le derby ibérique lundi face au Portugal en huitièmes de finale de la Coupe du monde (1-0). La lumière est venue d'un but tardif du remplaçant Mikel Merino, après un coup franc qu'il a lui-même provoqué. Ça sent la fin pour le Portugais Cristiano Ronaldo, qui n'a pas pesé sur le match.
La fête des voisins a tourné à l'avantage de l'Espagne. La Roja a battu le Portugal 1 à 0 à Dallas en huitièmes de finale de la Coupe du monde grâce à un but tardif de l'entrant Merino.
Le coaching a fait la différence en fin de match. L'entraîneur du Portugal Roberto Martinez a maintenu envers et contre tout sa confiance en Cristiano Ronaldo, sans grand succès, tandis que le remplaçant Bernardo Silva, entré à la place de Vitinha, a commis la faute à l'origine de l'unique but de la rencontre. Une faute commise sur Merino, que Luis De la Fuente venait de faire entrer, offrant un coup franc à l'Espagne. L'entrant le joue vite et sert Ferran Torres qui remise dans la profondeur en première intention. Diogo Costa ne peut rien faire.
Le fil du matchPortugal - Espagne : le but de Merino envoie l'Espagne en quarts
S'il n'a toujours rien annoncé officiellement, il est fort probable que l'avenir de la Seleçao portugaise s'écrive sans Cristiano Ronaldo. "CR7" est resté longuement le regard dans le vague, au milieu de la pelouse, oscillant entre larmes et colère tout en remerciant ses coéquipiers et les supporters.
Un match intense mais peu de buts
Avant ce dénouement tragique pour les Portugais et leur légende, le duel ibérique a tenu ses promesses en matière d'intensité. Logique quand la partie oppose deux favoris déclarés de la Coupe du monde et qu'on leur offre pour théâtre un stade climatisé, limitant les effets de la canicule qui sévit aux États-Unis.
Les deux équipes alternent les possessions et les temps forts. Les tirs se succèdent et ce sont surtout les gardiens qui se mettent en valeur dans la première mi-temps. Diogo Costa sort une double parade parfaite : d'abord sur une frappe enroulée de Lamine Yamal puis sur un tir d'Alex Baena (16e). Son adversaire au même poste, Unai Simon s'illustre à son tour en contrant une tête de Joao Felix puis en se relevant suffisamment vite pour rattraper le retourné de Cristiano Ronaldo (37e). Quelques minutes plus tard, c'est la transversale qui sauve le portier espagnol sur un tir de Nuno Mendes, détourné par Pedro Porro (43e). Unai Simon augmente ainsi son invincibilité en Coupe du monde à plus de 600 minutes.
Au retour des vestiaires, le match reprend sur les mêmes bases. Les Portugais et les Espagnols se montrent davantage dans la construction que dans la finition. Que ce soit les tentatives de Ronaldo ou celles de Baena et Olmo, les gardiens n'ont même pas à sortir leurs plus belles parades avant la deuxième pause publicitaire.
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Pour le dernier quart-temps, l'Espagne accélère. Lamine Yamal oblige Diogo Costa à la claquette sur coup franc (73e). Bruno Fernandes réagit en trouvant le petit filet (76e). Les entraîneurs jouent leur va-tout en envoyant les remplaçants. La suite appartient à l'histoire.
Tout comme Cristiano Ronaldo, qui a certainement joué son dernier match de Coupe du monde à 41 ans. Même si le Mondial qatari nous a appris qu'il ne fallait jurer de rien avec ce Portugais qui se vit comme inoxydable, bien qu'il n'ait jamais autant fait son âge que sur cette Coupe du monde.
Pour l'Espagne, l'espoir d'un doublé Euro - Mondial est intact et passera par un quart de finale contre le vainqueur d'États-Unis - Belgique