Après deux matches nuls et une victoire, les Belges devront se méfier des Sénégalais, mercredi soir à Seattle. Dans une Coupe du monde plus qu'ouverte après l'élimination de l'Allemagne par le Paraguay et des Pays-Bas par le Maroc, David peut l'emporter contre Goliath.
Dans la phase éliminatoire, un match nul ne suffit plus, il faut vaincre. Mercredi 1er juillet, 22 heures, les Diables Rouges devront faire face aux Lions de la Teranga au Lumen Field de Seattle. Après une phase de poules compliquée pour les deux sélections, la Belgique se doit de garder la confiance de son dernier match face à la Nouvelle-Zélande (5-1). Ces 16es de finale sont un test pour la suite de la compétition, d'autant plus dans cette partie du tableau où deux favoris, l'Allemagne et les Pays-Bas, sont déjà tombés.
Les Belges ont une revanche à prendre
Eden Hazard, Jan Vertonghen, Thomas Vermaelen et Dries Mertens ne font plus partie de la sélection belge, mais d'autres joueurs de l'équipe qui avait terminé troisième du Mondial 2018 sont toujours présents.
L'équipe dispose d'une grande expérience avec le gardien Thibaut Courtois, le milieu de terrain Kevin De Bruyne et l'attaquant Romelu Lukaku. Mais les années passent et cette génération n'a plus beaucoup de temps pour remporter la première Coupe du monde du football belge. Le joueur de pointe de 33 ans déclare en conférence de presse lundi 29 juin être "simplement heureux d’être ici car, si l’on regarde ma saison et la façon dont elle s’est déroulée, normalement, je n’aurais jamais dû participer à la Coupe du monde."
Les supporters belges acclament leur équipe depuis les tribunes avant le match du groupe G, opposant la Belgique à l'Iran à Inglewood, en Californie, près de Los Angeles, le dimanche 21 juin 2026. © Gregory Bull, AP
Le sélectionneur Rudi Garcia a rendu hommage à ses cadres - Leandro Trossard, Lukaku et Kevin De Bruyne - très critiqués après le match contre l'Iran. "Je n'ai pas accepté qu'on les traite de 'has been' et ils ont répondu", a-t-il lancé. Outre Lukaku, De Bruyne a marqué un but et délivré une passe décisive alors que Trossard a inscrit un doublé contre la Nouvelle-Zélande.
Le Plat Pays a terminé en tête du groupe G avec cinq points et grâce à une différence de buts favorable. D'abord accrochée par l'Égypte (1-1) puis l'Iran (0-0), elle ne s'est réveillée que lors de son dernier match, largement remporté contre la Nouvelle-Zélande (5-1).
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Les Diables rouges espèrent poursuivre sur cette lancée, après avoir été l'équipe la plus dangereuse de la phase de groupes avec 73 tirs cadrés malgré leur seule victoire. Après la désillusion de 2022 où la sélection n’était pas sortie de la phase de poule et un podium en 2018, 2026 est une revanche à prendre.
Le Sénégal "a encore des progrès à faire"
De leur côté, les Sénégalais se sont fait peur. Après deux défaites pour leur deux premiers matchs du groupe I contre la France (3-1) et la Norvège (3-2), une victoire écrasante contre l’Irak (5-0) a permis aux Lions de se qualifier in-extremis pour les seizièmes de finale. Derniers des meilleurs troisièmes, leur qualification a été rendue possible grâce au match nul de l'Autriche face à l'Algérie (3-3) et à celui de l'Iran face à l'Égypte (1-1), ainsi qu'à la victoire écrasante de la Belgique face à la Nouvelle-Zélande (5-1). Désormais, leur mission est claire : remettre les diables dans leur boite.
Les Lions de la Terranga ne se contentent cependant pas de cette dernière victoire fracassante contre l’Irak. "Même si nous avons marqué cinq buts, il y a encore des progrès à faire", a estimé le sélectionneur Pape Thiaw.
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Sa grande décision sera de savoir s’il va réintégrer le défenseur expérimenté Kalidou Koulibaly dans le onze de départ. Le capitaine des Lions de la Teranga avait été écarté contre l'Irak après avoir commis plusieurs erreurs lors des deux premiers matches.
Des "armes fatales" pour faire la différence
Le Sénégalais Sadio Mané et le Belge Jérémy Doku, deux armes fatales de leur sélection, n'ont pas vraiment été létales au Mondial 2026 et doivent recharger rapidement avant de s'affronter en 16e de finale, mercredi à Seattle.
À 24 ans, Jérémy Doku, attaquant de Manchester City (45 sélections, 7 buts), était très attendu par les Diables Rouges après une belle saison en Premier League. Mais, victime d'une infection respiratoire, Doku a d'abord disputé un match sans panache contre l'Egypte (1-1). Il a ensuite été absent contre l'Iran (0-0), ayant rejoint sa femme à Londres où elle a donné naissance à un petit garçon, objet d'une polémique. Puis Doku a été titulaire contre la Nouvelle-Zélande mais a été remplacé à l'heure de jeu lors de la large victoire des Diables Rouges (5-1).
Des supporters sénégalais suivent un match de la Coupe du monde de football opposant le Sénégal à l'Irak dans la fan zone de la Place de la Nation, à Dakar, au Sénégal, vendredi 26 juin 2026. © Sylvain Cherkaou, AP
De dix ans son aîné, Sadio Mané dispute son dernier grand tournoi international avec les Lions de la Terranga, après avoir remporté sur le terrain le titre de champion d'Afrique en janvier, puis en avoir été dépossédé au profit du Maroc. L'ancien attaquant de Liverpool, parti à al-Nassr où il a été couronné champion d'Arabie saoudite cette saison avec Cristiano Ronaldo, a été titulaire mais n'a pas marqué lors des trois matches de groupes. Il a toutefois pesé sur le jeu, avec notamment une passe décisive pour Ismaïla Sarr contre les Norvégiens. Mané, devenu en juin le quatrième meilleur buteur africain du XXIe siècle, "est un exemple pour le football africain et mondial. On sait comment il est impliqué dans cette équipe et qu'il va tout donner" avait affirmé Pape Thiaw.
Pour le milieu de terrain belge d'origine sénégalaise Amadou Onana, "jouer contre le Sénégal me ferait vraiment vivre un moment spécial." Reste à savoir laquelle des deux nations affrontera les Etats-Unis ou la Bosnie-Herzégovine en huitièmes de finale.
Avec Reuters et AFP