Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, et la candidate du parti à l'élection présidentielle, Marine Le Pen, ont lancé leur contre-attaque au lendemain des révélations de Mediapart faisant état de propos antisémites tenus par l'eurodéputé il y a plus de dix ans.
Le Rassemblement national en mode contre-attaque. Le président du parti d'extrême droite, Jordan Bardella, a dénoncé, mardi 29 septembre, "les prémices d'une guerre totale" et une "tentative de déstabilisation de la campagne présidentielle", après la publication d'un article de Mediapart l'accusant d'avoir tenu des propos antisémites en 2013.
Disant s'attendre à de nouvelles accusations, dans le cadre d'une opération "très certainement préparée depuis plusieurs mois", il a aussi dénoncé une "tentative d'assassinat politique" pour "tuer (sa) carrière". Le député européen, promis à Matignon si Marine Le Pen est élue, s'exprimait aux côtés de cette dernière à l'occasion d'une réunion à l'assemblée des parlementaires du RN.
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La candidate à l'élection présidentielle a apporté son soutien au président du RN en exprimant sa "confiance absolue" en Jordan Bardella.
"Vous ne vous laisserez pas détourner de votre mission, pas plus qu'Éric [Ciotti], pas plus que Jordan [Bardella], pas plus que moi-même", a dit Marine Le Pen aux parlementaires du Rassemblement national et à leurs alliés de l'Union des droites pour la République (UDR). "Mais sachez qu'on va en prendre plein la poire, que le système va tout faire et nos adversaires feront absolument tout, y compris les trucs les plus dégueulasses qui soient, pour pouvoir tenter d'entraver cette dynamique", a-t-elle déclaré.
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Avec AFP